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Tout ce qu’il faut savoir sur l’audit énergétique
27 février 2023

Tout ce qu’il faut savoir sur l’audit énergétique

Tout ce qu’il faut savoir sur l’audit énergétique L’audit énergétique réglementaire devrait bel et bien entrer en vigueur à compter du 1er avril 2023 s’inscrivant dans l’objectif de la loi Climat et Résilience sur l’éradication progressive des passoires thermiques. Pour gagner en clarté sur le sujet, c’est par ici que cela se passe ! Brief sur l’audit énergétique réglementaire Autrefois l’apanage des bureaux d’études, l’audit énergétique ouvre désormais son champ d’action à d’autres professions. Depuis l’entrée de la loi Climat et Résilience, il s’ajoute en complément du DPE devenant progressivement obligatoire à la vente des logements classés en F et G. Son but ? Il vise à informer les futurs acquéreurs de logement dits « énergivore » à bénéficier de la présentation de scénarios de travaux dans le but d’améliorer leurs performances énergétiques et environnementales. L’audit énergétique se compose généralement : D’un état des lieux général du bien D’une estimation de la performance du bâtiment, s’appuyant sur le DPE De propositions de travaux permettant d’atteindre l’amélioration avec une estimation du coût des travaux pour chaque proposition L’audit énergétique présente au moins deux scénarios de travaux pour les logements F ou G selon deux propositions : – Une rénovation par étapes, avec une première étape pour gagner au moins une classe et atteindre la note E. L’étape finale prévoit d’obtenir la classe B. Une exception faite pour les bâtiments classés F ou G avant travaux qui peuvent atteindre à minima la classe C. – Une rénovation en une fois pour obtenir la classe B sans phase intermédiaire concernant les bâtiments classés F et G. Il s’inscrit dans la loi n° 2021-1114 du 22 août 2021 luttant contre le dérèglement climatique. Des dérogations existent si les caractéristiques techniques, architecturales, patrimoniales ou le coût des travaux ne permettent pas l’obtention de la classe B selon le sens de l’article R.112-18 du code de la construction et de l’habitation. L’audit énergétique a une durée de validité de 5 ans et doit être fourni dès la mise en vente du bien. Une mise en place progressive Actuellement, l’audit énergétique réglementaire est nécessaire lors d’une vente pour des maisons individuelles, bâtiments ou parties de bâtiments comprenant un seul logement ou plusieurs logements ne relevant pas du statut de copropriété et dont la performance énergétique est classée en F ou G. La réglementation s’étendra au fil des ans selon le calendrier mentionné ci-dessus selon la classe énergétique des biens vendus. Le calendrier de mise en œuvre est le suivant : 1er avril 2023 pour les logements de classes F ou G ; 1er janvier 2025 pour les logements de classe E ; 1er janvier 2034 pour les logements de classe D En Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à La Réunion et à Mayotte cette obligation s’appliquera à compter du 1er juillet 2024. Qui est habilité à réaliser l’audit ? L’auditeur doit être un professionnel qualifié qui n’a aucun lien à porter atteinte à son impartialité et à son indépendance vis-à-vis du propriétaire ou du mandataire qui fait appel à lui. Selon le type de bien immobilier, le professionnel est différent : Lorsqu’il s’agit d’immeubles à usage d’habitation comprenant plusieurs logements, l’audit énergétique peut être réalisé par : Un bureau d’études « Audit énergétique des bâtiments (tertiaires et/ou habitations collectives) » (qualification OPQIBI 1905) Un architecte inscrit à l’ordre ayant suivi une formation spécifique ou les sociétés d’architecture Concernant les maisons individuelles, l’audit énergétique peut être fait par : Un diagnostiqueur immobilier certifié (attestation délivrée par un organisme de certification, obligatoirement jointe à leur audit) Un bureau d’étude ou une entreprise qualifiés « Audit énergétique en maison individuelle » (qualification OPQIBI 1911) Une entreprise certifiée « RGE offre globale » Quel que soit le professionnel qualifié, l’audit énergétique doit être remis lors de la mise en vente. Il est important de préciser que la réalisation des travaux recommandés n’est pas obligatoire pour conclure une vente. L’objectif répond à un devoir d’information auprès de l’acheteur dans la perspective qu’il intègre ces travaux dans son projet d’achat, qui s’accompagne en général d’un programme de rénovation. Qui du compromis de vente ? La question a de quoi inquiéter les vendeurs. Pourtant, les transactions en cours ne devraient pas connaître de perturbations. Si l’on reprend les textes réglementaires, le site du ministère de la Transition écologique et de la cohésion des territoires est clair à ce sujet : « les vendeurs de biens dont le DPE est de classe F ou G n’auront pas à produire d’audit énergétique pour les promesses de vente ou, à défaut de promesse de vente, les actes de vente, signés avant cette date [1er avril 2023] ». Pour résumer, Les compromis de vente signés avant le 1er avril 2023 et renouvelé par un acte authentique à compter de cette date n’ont pas l’obligation de réaliser un audit énergétique Les compromis de vente, les promesses unilatérales de vente ou les actes de vente authentique non précédés d’une promesse de vente réalisée après le 31 mars 2023 sont soumis à cette obligation En complément du DPE, la mise en place de l’audit énergétique contribue à répondre aux objectifs nationaux de réduction de la consommation énergétique des logements. Son entrée en vigueur bouscule le secteur de l’immobilier et entraîne de nombreuses questions. Votre diagnostiqueur immobilier ACTIV’EXPERTISE est en mesure de vous répondre, alors n’hésitez pas à faire appel à lui pour vous renseigner !

Les grands changements de l’ERP en 2023
13 février 2023

Les grands changements de l’ERP en 2023

Les grands changements de l’ERP en 2023 Le monde de l’immobilier évolue très vite et l’état des risques et pollution n’échappe pas à la tendance actuelle. Sa réglementation, en changement perpétuel amène les particuliers et les professionnels à se renseigner régulièrement sur les modifications à venir. Au vu de la Loi Climat et Résilience, quels sont les changements majeurs dans le diagnostic ERP ? _________________________________________________________________________________________________________________ L’ERP dès la première visite et, probablement, dès la mise en vente Depuis le 1er janvier 2023, le gouvernement a mis en place un site d’informations pour mieux connaître les risques sur son territoire. Il est destiné principalement aux particuliers et aux collectivités. De fait, quel que soit leur support de diffusion, les annonces immobilières des biens concernés par l’état des risques devront afficher la mention suivante : « Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr » En cas d’ERP manquant, il est possible de réaliser un ERRIAL (état des risques réglementés, pour l’information des acquéreurs et des locataires) pour publier son annonce. Disponible en quelques clics sur errial.georisques.gouv.fr, il suffit de renseigner l’adresse du bien concerné ou sa référence cadastrale pour l’obtenir. Même si l’ERRIAL est totalement gratuit, il ne remplace en rien l’ERP document officiel qui devient obligatoire dès la première visite et qui reste obligatoire lors de l’acte de vente ou la signature du bail. Dans la pratique, le diagnostiqueur immobilier pourra fournir l’ERP en même temps qu’il établit le DPE qui est obligatoire dès la mise en vente. L’ERRIAL n’a alors aucune utilité. Ce document peut être rassurant et décisif pour les clients et même devenir un argument supplémentaire dans le travail des agents immobiliers et propriétaires. L’adresse disparaît au profit des références cadastrales L’ERP ne se fera plus à l’adresse mais uniquement selon les références cadastrales (parcelles). Il sera toujours possible de réaliser un ERP sans, mais il ne sera pas conforme. Le Décret n° 2022-1289 du 1er octobre 2022 relatif à l’information des acquéreurs et des locataires sur les risques, précise le contenu du document faisant état de ces risques. Il modifie les articles R125-23 à 27 du Code de l’Environnement. Aussi, les intitulés de zones ou périmètres des différents risques auxquels le bien est exposé doivent être précisés. La plupart des éléments de forme de l’ERP déjà présents dans le formulaire se sont, par le biais de ce décret, renforcés d’un point de vue réglementaire. Nouveau risque pris en compte : le recul du trait de côte Après les plans de prévention des risques, les zones de sismicité et les zones à potentiel radon, un nouveau risque entre en jeu : le recul du trait de côte. Certaines communes sont concernées et doivent désormais inclure ce nouveau risque dans leur ERP. La création de cartes de risques devront être annexées aux documents d’urbanisme. A ce sujet, le gouvernement annonce très clairement son objectif: « dans un délai de 4 ans, les collectivités impactées par le recul du trait de côte vont devoir cartographier les zones qui seront impactées ». Ces cartes porteront la mention de l’exposition (à l’horizon de 30 ans ou à un horizon compris entre 30 et 100 ans) dans l’ERP. Cependant, il n’est pas certain que les cartes de risques aient toutes été réalisées depuis le 1er janvier 2023. De fait, un ERP sera juste seulement si aucune carte n’a encore été publiée par la mairie. Si votre ERP a déjà été établi avant les changements 2023, pas de panique ! il vous suffit de contacter votre diagnostiqueur immobilier Activ’Expertise qui réactualisera votre document. Un moyen efficace de mettre à jour les parcelles et zones sans devoir réaliser à nouveau un état des risques et pollution.

L’ERP c’est quoi ?
13 février 2023

L’ERP c’est quoi ?

L’ERP c’est quoi ? On vous dit tout sur l’ERP en immobilier Si à l’évocation de cet acronyme vous pensez Etablissement Recevant du Public, c’est que cet article est fait pour vous. Oubliez le service public et familiarisez-vous avec l’ERP dans le secteur de l’immobilier. En France, le propriétaire est dans l’obligation légale d’informer son acheteur ou son locataire sur les risques et pollutions auxquels est exposé son bien dès la première visite. Ces informations sont répertoriées dans un document annexé à la promesse de vente ou au bail de location. ___________________________________________________________________________________________________________________ L’ERP c’est quoi ? Imposé par le Code de l’environnement, L’ERP désigne l’état des risques et pollutions. Il s’agit d’un diagnostic immobilier obligatoire dans certaines communes, dont la liste est fixée par arrêté préfectoral, en cas de mise en location ou de mise en vente d’un bien immobilier construit ou d’un terrain. Ce document comporte diverses sections relatives aux risques de pollution d’un sol, d’un bâtiment ou d’une parcelle. En fonction des types de risques, les niveaux d’exposition sont précisés. Par ailleurs, le site gouvernemental Géorisques contient plus d’informations sur le sujet. L’ERP peut être complété directement par le propriétaire du bien immobilier. Toutefois, en raison de la complexité du document à produire, il est préférable que le propriétaire se fasse assister par un professionnel. Concernant sa durée de validité, il faut prévoir de remplir l’ERP au moment opportun. En effet, ce document est valable seulement 6 mois. Il se doit d’avoir moins de six mois lorsqu’il est annexé à la promesse de vente , à l’acte de vente ou au contrat de location. Est-il obligatoire partout en France ? L’ERP s’avère nécessaire et obligatoire pour les zones à risque. Ces zones sont répertoriées de la manière suivante : Celles délimitées par un plan de prévention des risques naturels prévisibles approuvé ou des risques miniers résiduels approuvé par le préfet ; Celles de sismicité de niveau 2, 3, 4 ou 5 ; Celles à potentiel gaz radioactif ; Celles dont le périmètre d’exposition aux risques a été délimité par un plan de prévention des risques technologiques approuvé par le préfet ; Celles dont le périmètre a été étudié dans le cadre de l’élaboration d’un plan de prévention des risques technologiques ou d’un plan de prévention des risques naturels prévisibles ordonné par le préfet. Afin de savoir si le bien est concerné, le propriétaire peut faire appel à l’aide au remplissage de l’ERP mis en ligne par le ministère de la Transition écologique. En renseignant son adresse, il sait s’il a l’obligation de fournir un ERP à son futur locataire ou son futur acquéreur. C’est un document technique complexe à produire, de fait, il est préférable de le faire réaliser par un professionnel du diagnostic immobilier. Quelles conséquences s’il manque à l’appel ? Toutefois en l’absence d’un ERP dans les zones où l’obligation est en vigueur, la responsabilité civile et pénale du vendeur/ bailleur peut être engagée. Si le logement est vendu et qu’un ERP complet et valide n’est pas annexé à la promesse de vente (ou à l’acte de vente), l’acheteur est en droit de saisir le tribunal. Dans le cas où ce dernier découvre que le bien immobilier est situé dans une zone à risque, il peut demander la diminution du prix de vente ou même l’annulation de la vente sans pénalité. Attention : La DGCCRF peut pénaliser le bailleur d’une amende de 300 000 euros et d’une peine de 2 ans de prison en cas d’absence d’ERP dans les zones où celui-ci est obligatoire pour la location d’un bien immobilier. L’agent immobilier peut aussi être mis en cause pour défaut de conseil en cas de manquement. En cas de doute, n’hésitez pas à vous rapprocher de votre diagnostiqueur immobilier.

Les changements réglementaires en 2023
23 janvier 2023

Les changements réglementaires en 2023

Les changements réglementaires en 2023 Fini le temps des fêtes et des bonnes résolutions ! L’année 2023 annonce d’ores et déjà son lot de changements. Quelles sont les principales évolutions qui sont appliqués dès ce début du mois de janvier ? On fait le point. ___________________________________________________________________________________________________________________________ Le DPE : l’étiquette finale affichée Consommation primaire/ consommation finale ça vous dit quelque chose ? Si les termes vous semblent barbares, reprenons depuis le début. L’énergie primaire correspond à l’énergie disponible dans la nature avant l’intervention de l’homme. Il s’agit notamment, du bois, du pétrole, du gaz avant toute transformation. Quant à l’énergie finale, elle désigne l’énergie réellement livrée, consommée et facturée au consommateur. Elle peut être nommée énergie disponible. Aujourd’hui les étiquettes DPE (celles qui affichent la classe énergétique du logement) sont inscrites en fonction de la consommation primaire en en kWh/m²/an et de son émission de gaz à effet de serre en Kg de CO²/m²/ an. L’arrêté du 3 novembre 2022 a mis en place dès le 1er janvier 2023, l’indication de l’énergie finale en première page du DPE juste en dessous de l’énergie primaire. Cette différence a toute son importance car elle est déterminante dans la classification des biens dits énergivores. Interdiction des locations pour les logements trop énergivores Comme évoqué précédemment, les logements au DPE G dont la consommation annuelle est supérieure à 450 kWh/m²/an en énergie finale, se retrouvent interdites à la location. C’est l’une des conséquences de la loi Climat et Résilience qui vise à faire disparaître toutes les passoires thermiques à l’horizon 2028. L’objectif est triple : Protéger les locataires contre les factures d’énergie trop élevées ; Laisser le temps nécessaire aux propriétaires pour faire des travaux de rénovation des logements qu’ils louent ; Réduire nos émissions à gaz à effet de serre. Actuellement, l’interdiction ne s’applique que pour les nouveaux contrats de location depuis le 1er janvier 2023. Selon les données du gouvernement, les logements concernés seraient 90 000 au total. L’ERP se refait une beauté L’état des risques et pollution connaît quelques récents changements. L’ERP ne se fera plus à l’adresse mais uniquement selon les références cadastrales (parcelles). Il sera toujours possible de réaliser un ERP sans, mais il ne sera pas conforme. Le Décret n° 2022-1289 du 1er octobre 2022 relatif à l’information des acquéreurs et des locataires sur les risques, précise le contenu du document faisant état de ces risques. Il modifie les articles R125-23 à 27 du Code de l’Environnement. En parallèle, dès la première visite du bien, il devient obligatoire de communiquer à l’acquéreur un ERP conforme et juste qui doit ensuite être remis au potentiel acquéreur. Concernant le recul du trait de côte, certaines communes sont concernées et doivent inclure dans leur ERP ce nouveau risque. Actuellement, l’ERP a une durée de validité de 6 mois qui aide à la précision de la localisation ainsi que celle de la liste des risques (fiche Radon Séisme). La norme GAZ mise à jour La mise à jour de juillet 2022 concernant la norme gaz NF P45-500 est rentrée en vigueur au 1er janvier 2023. La grille qui comportait 120 points de contrôle est complétée par 14 nouveaux points portant sur des techniques et équipements nouveaux non pris en compte dans la version précédente. Aussi, 5 points obsolètes ont été supprimés. Parmi les nouveautés, on retient la vérification du marquage NF sur les organes de coupure ou encore l’ajout d’un point de contrôle sur le sertissage. Par son application, cette révision abroge l’arrêté du 18 novembre 2013. Toutes ces nouveautés ne seront probablement pas les seuls au rendez-vous en cette année 2023. Par exemple, à compter du 1er avril 2023, il deviendra obligatoire de réaliser un audit énergétique pour les ventes de bien comportant la classe énergétique F ou G. Une année qui promet bien des surprises !

DPE : les outils pour faciliter la transmission des informations
23 janvier 2023

DPE : les outils pour faciliter la transmission des informations

DPE : les outils pour faciliter la transmission des informations Pas une semaine ne se passe sans que l’on parle du DPE. Cette fois, pas de changements majeurs à l’horizon mais plutôt la mise en place d’outils de communication efficaces à l’attention des propriétaires. ___________________________________________________________________________________________________________________________ Mis en vigueur au 1er juillet 2021, la réforme du DPE a imposé la récolte de nombreuses données d'entrée justifiée. La nature des matériaux ou les épaisseurs ne sont pas vérifiables sans démontage ni sondage. Avant la mise en place de cette réforme, le propriétaire pouvait indiquer ces renseignements sans apporter de preuve. Depuis le 1er juillet 2021, le diagnostiqueur ne peut plus considérer ces informations sans avoir une justification. Il a donc été établi par les pouvoirs publics un ordre de priorisation des données d'entrée : Le contrôle visuel effectué in situ par le diagnostiqueur immobilier Les documents justificatifs pouvant être reliés au bien Les valeurs par défaut déterminées par le moteur de calcul en fonction de l'année de construction Le résultat donné par le moteur de calcul de la méthode 3CL est beaucoup moins indulgent pour les biens dont les justificatifs sont manquants et tout particulièrement pour les biens anciens. Une compilation d’informations qui n’est pas à négliger et qui peut avoir une conséquence importante sur la classification de votre DPE. C’est pour cette raison que le ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires a récemment publié des fiches pour mieux préparer la venue des diagnostiqueurs immobiliers dans la réalisation des DPE. Comment bien préparer son DPE ? Après avoir vérifié la certification du diagnostiqueur sur l’annuaire diagnostiqueurs.din.developpement-durable.gouv.fr , le client peut s’atteler à la recherche des documents à prioriser. Parmi les plus importants, on retrouve l’acte de propriété, le diagnostic surface habitable (shab), le numéro fiscal du local et, s’il s’agit d’une installation collective, le règlement de copropriété. A l’intérieur, il s’agit principalement des factures travaux/achats de l’ensemble des postes énergétiques d’un foyer tels que l’eau chaude sanitaire, l’isolation, le chauffage, les fenêtres… Côté diagnostiqueur, ils peuvent se munir de plusieurs documents téléchargeables afin de sensibiliser leurs clients sur les informations à transmettre avant leur passage : Une fiche d’information « Préparer mon DPE » destinée aux propriétaires de logement Une fiche récapitulative à l’attention des bailleurs ou des monopropriétaires souhaitant faire réaliser un DPE immeuble ainsi que la déclinaison de ce dernier pour chaque appartement. Une fiche récapitulative à l’attention des syndicats de copropriété et des organismes gestionnaires souhaitant faire réaliser un DPE immeuble ainsi que la déclinaison de ce dernier pour chaque appartement (DPE appartement à partir des données de l’immeuble). Les diagnostiqueurs vont ainsi pouvoir joindre ces documents à leur ordre de mission afin de récolter un maximum d’informations avant leur passage. De fait, la réalisation des nouveaux DPE demande plus de temps pour les diagnostiqueurs au vu des documents à collecter. Ils doivent également analyser ses données supplémentaires pour générer une étiquette plus représentative du bien expertisé : « On a doublé le nombre d'informations nécessaires et qui doivent être détaillées pour produire le nouveau DPE. La participation des propriétaires et des bailleurs est donc indispensable pour fournir l'intégralité des informations en amont, comme l'année de construction du bien, le type d'isolation, les travaux réalisés », a expliqué Jean-Christophe Protais , président du Syndicat interprofessionnel du diagnostic immobilier (Sidiane), interviewé par Actu-Environnement. Que vous soyez diagnostiqueur ou client, il est primordial de préparer son rendez-vous pour ne rien laisser au hasard lors de l’expertise. Plus d’informations seront renseignées, plus le diagnostiqueur obtiendra un calcul précis de votre logement, alors ne négligez rien !

Une carte professionnelle pour les diagnostiqueurs : rêve ou réalité ?
16 décembre 2022

Une carte professionnelle pour les diagnostiqueurs : rêve ou réalité ?

Une carte professionnelle pour les diagnostiqueurs : rêve ou réalité ? Depuis quelque temps la Chambre des diagnostiqueurs immobiliers (CDI) Fnaim souhaite l’instauration d’une carte professionnelle D comme gage de qualité en termes de compétences et de savoir-faire. Qu’en dit la profession ? Focus sur les propositions. Suite aux nombreux changements notamment sur le diagnostic de performance énergétique (DPE), le métier de diagnostiqueur immobilier est régulièrement discrédité. Dans l’objectif de restaurer la confiance avec les clients et encadrer davantage la profession, la Chambre des diagnostiqueurs de la Fédération National de l’Immobilier souhaite mettre en place une carte professionnelle. A l’instar de la carte T pour les agents immobiliers, ce projet aura pour but de garantir les compétences des diagnostiqueurs. ___________________________________________________________________________________________________________________________ Une annonce qui ne passe pas inaperçue… Les récents tourments autour de la qualité des DPE ont secoué la profession et la confiance des clients envers les diagnostiqueurs. Un ébranlement qui n’a pas échappé aux différents acteurs du secteur dont le président de la CDI-FNAIM, Yannick Ainouche : « la profession doit avoir l’ambition d’aller plus loin pour casser cette spirale infernale qui dégrade sans cesse l’image du diagnostic ». En effet, récemment une enquête a mis en lumière les écarts de diagnostics sur des logements analysées par différents professionnels. Une révélation qui a entaché un peu plus le nouveau mode de calcul du DPE et amené la CDI-FNAIM a soulevé le problème de formation des professionnels à la réforme du DPE. « Sans nier la professionnalisation de notre filière depuis 20 ans, il demeure des pratiques que nous devons aujourd’hui éradiquer », poursuit-il, évoquant également, « des prix au ras des pâquerettes incompatibles avec une qualité standard, des techniciens qui lancent leur activité simplement avec leur certification en poche, ou encore, des formations qui ressemblent à du bachotage » comme le résume M. Ainouche. Les enjeux de la carte D Selon la proposition soutenue par l’organisme, cette carte D amènerait à la mise en place d’un cadre législatif plus structuré permettant à la suite de son obtention, l’autorisation de l’exercice du métier et l’ouverture d’un cabinet dédié. Aujourd’hui, le DPE a pris une ampleur telle qu’il devient un critère essentiel sur le marché de l’immobilier : « les enjeux liés à l’étiquette énergétique sont devenus aujourd’hui bien trop importants : au DPE de dire aujourd’hui si un bailleur a le droit d’augmenter son loyer ; à lui aussi, de dire dès janvier, si un logement pourra encore être loué », souligne le représentant des diagnostiqueurs immobiliers. Un discours qui démontre bien l’importance grandissante de la profession. Au cœur des préoccupations environnementales, le métier de diagnostiqueur immobilier joue un rôle primordial et il est urgent de restaurer la confiance des clients envers ce secteur. La carte, qui reposerait sur des principes semblables à la carte T pour les agents immobiliers, permettrait de garantir la compétence des diagnostiqueurs et de rassurer les consommateurs. Elle sanctionnerait les cabinets low cost qui ternissent l’image de la profession et assurerait par la même occasion, un minimum d’expérience de la part des diagnostiqueurs fraîchement certifiés. En effet, son obtention serait conditionnée par des prérequis. Par exemple, le nouvel entrant devra justifier de deux ans en tant que salarié ou de six mois de stage. Parmi les autres propositions de la CDI-FNAIM on retrouve notamment : Le prix plancher pour en finir avec le diagnostic bon marché L’obtention d’une carte D délivrée par une autorité indépendante et son conseil de discipline « pour éviter les dérives » La mise en place d’un règlement au moment de la vente chez le notaire « pour arrêter les impayés qui gangrènent la profession » Méfiance est mère de sureté ? Face au scepticisme des diagnostiqueurs immobiliers, le président de la CDI-FNAIM tient à mettre au clair le projet. Ce dernier n’a pas vocation à amener plus de contraintes mais bien à « créer un nouveau corpus de reconnaissance de notre profession ». Une initiative qui permettrait d’accompagner davantage la filière pour « plus de rectitude . » Il rappelle notamment l’essor de la filière et son rôle auprès des pouvoirs publics : « a ujourd’hui les diagnostiqueurs sont attendus par les pouvoirs publics (…) et par les consommateurs. L’âge d’or est devant nous mais nous devons être au rendez-vous car c’est sur nous que repose l’acte de vente, de louer, et demain, celui de rénover ». Une initiative que la CDI-FNAIM souhaite co-construire avec les professionnels du secteur à travers une plateforme participative. Une concertation importante qui pourrait bien rebattre les cartes à l’heure où l’audit énergétique devrait être instaurer en avril 2023. Sources : https://www.diagnostiqueur-immobilier.fr/ – https://www.immomatin.com/